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Il est assez impressionant. Méchamment impressionant peut être.
L'amour. C'est impressionant à quel point il peut être puissant, à quel point il te crée ta bulle. Remplie de bonheur évidemment, mais c'est tout. Tu me diras c'est déja bien. Mais seulement il y a tellement de bonheur que si tu fais rentrer autre chose, elle va exploser. Alors il n'y a rien d'autre. Deux êtres, du bonheur. Point.
Tant mieux pour ceux qui ont réussi à rentrer dans la bulle, tant pis pour ceux qui sont dehors. Ils sont heureux aussi, voir tant de bonheur rend bien, mais ils sont un peu loin. Un peu trop loin pour parler. Mais un peu trop près pour crier, ça peut faire mal. Alors ils imaginent. Ils pensent, seuls. Ils regardent. Avec une pointe de regret que la bulle ne soit pas assez grande.
En espèrant juste que la bulle grandira pour un peu de place.
Que l'amour soit plutôt comme un sunday de MACDO, une chose indispensable mais qui n'est que le dessert.
Publié par Mosanpenaka à 20:03:43 dans SoloPena,Y imaginidad,existenangèles... | Commentaires (9) | Permaliens
Ma muse est une vieille dame. Décrépite, avec la canne, la bosse et le manteau en fourrure. Avec le ptit bichon qui ne tire pas sur la laisse. Une vieille qui ne pue pas et qui sait encore marcher, mais dont on a l'impression qu'elle va tomber d'un instant à l'autre. Elle est comme des vieilles dames qui s'accrochent dans les bus et paraissent maladroites. Elle est comme ces vieilles dames qui vous disent « viens à la maison, tu auras des gâteaux » pour essayer d'aérer de votre présence la suffocante absence de vie de leur mouroir. Ma muse est une vieille personne qui rempli son appartement de pots pourris et ne supporte pas la moindre chiquette sur sa moquette.
Pendant ce temps des gens vivent. Certains meurent. Mais pendant que la retraite, la politique, les études, la société, la télévision, la publicité, des gens vivent. Certains meurent.
Des gens gravissent des montagnes chaque jour. Des gens traversent leur pays chaque jour. Des gens portent le monde sur leurs épaules. Et l'une dit qu'elle a de l'argent, alors autant le dépenser. Pour des trucs staïle à 230 par exemple. C'est vrai. Personne n'en a besoin, de son argent. Achetons des lunettes staïle avec. Des trucs On, In, In the mouv, A la mode, modernes, classes, cool, chic. Bourgeois, nouveau-riche, prétentieux, frimeur, tape-à-l'œil.
Si dans le monde l'argent était une denrée rare, j'appellerais cela du gaspillage ; seulement l'argent ne se mange pas et personne ne peut dire qu'il manque sur Terre.
Jouons à Si j'étais riche.
« -Si j'étais riche, j'irais donner mes mains et mon sourire. »
«- Si j'étais riche, je n'achèterais ni la liberté, ni l'amour. Je volerais le courage de les dérober. »
« -Si j'étais riche, je ferais partager ma richesse aux autres. »
Voyez la richesse que vous possédez. Celle qui ne tient pas dans la paume, mais que vous pouvez brandir comme une fleur égayant le visage des cœurs d'or ou comme une arme terrifiant les Diables monétaires.
Quelles barrières y a t'il dans l'espace, quelles ornières vous rendent si aveugles ?
Ma vielle dame, si nécrosée soit-elle, pleure devant sa télé, dans son fauteuil de mort, lorsqu'elle voit, penchée à la fenêtre de son nuage de solitude, ce que sont devenus ses fils.
Et vous, son engeance. Démasquez-vous de ces apparats de conviction ! Où est passée la jeunesse chez les jeunes ? Où sont passés les cris, les pleurs et les rires ? Sont-ils condamnés à une salle de cinéma ? Vous écraserez vous toujours devant le supérieur ? Laisserez vous votre intelligence se faire écraser par la connerie des autres sous prétexte que l'une pèse plus lourd que l'autre ? N'avez vous pas assez de foi dans les bras de votre cœur pour tenter de résister ?
Que Diable !
Puissiez vous tous abattre la forêt étriquée et obscure, dont les cimes belligérantes vous abritent de la lumière. Puissiez vous scier les piliers de votre ignorance, car c'est elle qui est la cause du malheur. Puisses tu te rendre compte que tu es porteur de cette ignorance.
Et saches que, comme moi, tu es responsable de la famine, de la guerre, de la haine et du désespoir. Ou bien caches toi derrière ta non-culpabilité, mais meurs avec tes « si j'avais ».
N'ayez plus honte de détourner le regard des clochards faute de savoir que faire et que dire. Trouvez ce qui leur ferait plaisir. Et si vous n'avez jamais eu honte et pensez qu'ils ne valent aucune peine, je préfère comme bien d'autre être à leur place qu'à la vôtre.
Dans la rue de mon centre ville, il y a une femme qui depuis quelques semaines est allongée sur le trottoir et regarde son enfant apprendre à marcher en souriant. La beauté de ce spectacle était tellement éclatante parmi le monogénisme du flux que mon ami et moi à vélo fûmes subjugués, n'osant plus tourner notre regard vers notre sombre intérieur.
Comme dans toutes les villes de France, nous connaissons la version rougeâtre, puante, sale et paillarde du clochard. Voyez, comme cette version est connue de vous. Comme elle vous semble saillante. Presque... sympathique. Ce reste d'homme n'est qu'un homme ignorant comme les autres, qui s'est vu dépourvu des moyens financiers de sourire et de perdurer dans la caste des gens sociables. Bref, c'est quelqu'un comme vous. Exactement, fondamentalement comme vous. Avec les mêmes droits, ironiquement les mêmes devoirs. Les mêmes désirs, les mêmes besoins. Peut-être qu'avant, lui aussi avait des trucs staïles à 230. Et vous seriez comme lui sans vos biftons, ceux après lesquels vous courez si avidement, le dos courbé, les bras tendus.
(auteur inconnu. )
Publié par Mosanpenaka à 18:35:12 dans SoloPena,Y imaginidad,existenangèles... | Commentaires (5) | Permaliens
On dirait que maintenant réussir sa vie veut dire tenir le plus lontemps possible.
Publié par Mosanpenaka à 20:10:07 dans SoloPena,Y imaginidad,existenangèles... | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par Mosanpenaka à 16:24:40 dans SoloPena,Y imaginidad,existenangèles... | Commentaires (2) | Permaliens
Un goût de thé à la menthe. Un pain aux olives. Une maison. Des gens. Des "tarés". Pas tant que ça. Du bruit. Mais qui fait du bien. Des âges. Famille. Travail. Allah. Une porte ouverte. A tous.
Merci...
Publié par Mosanpenaka à 20:53:18 dans SoloPena,Y imaginidad,existenangèles... | Commentaires (2) | Permaliens